Un dégât des eaux en copropriété soulève presque toujours la même question : qui va payer la réparation ? La réponse dépend de l’origine du sinistre, de son montant, et de la partie de l’immeuble concernée. Voici les grands principes à connaître, sans remplacer l’avis de votre assureur sur votre situation précise.
Une première distinction : partie privative ou partie commune
Une fuite qui provient d’une canalisation strictement privative (à l’intérieur d’un logement, propre à ce logement) relève généralement de l’assurance du copropriétaire concerné. Une fuite provenant d’une colonne montante ou d’un réseau commun relève généralement de la copropriété et de son assurance.
Cette distinction n’est pas toujours simple à établir sans un diagnostic technique précis — c’est souvent la première chose qu’un plombier doit déterminer avant même de parler de qui doit payer. La même question de responsabilité se pose d’ailleurs pour d’autres sinistres liés aux parties communes, comme une colonne d’immeuble bouchée.
La convention IRSI
En cas de sinistre dégât des eaux touchant plusieurs parties (logement, copropriété, éventuellement un tiers), les assureurs utilisent généralement une convention appelée IRSI pour simplifier la prise en charge et éviter les conflits entre compagnies.
Cette convention fonctionne par paliers, selon le montant estimé des dommages :
- En dessous d’un certain seuil, la prise en charge se fait souvent de façon forfaitaire et simplifiée, sans expertise contradictoire.
- Au-delà de ce seuil, une expertise devient généralement nécessaire pour évaluer précisément les dommages.
- Pour les sinistres les plus importants, la convention peut ne plus s’appliquer, et le dossier suit alors une procédure d’expertise classique.
Les montants exacts de ces seuils évoluent régulièrement et sont fixés par la convention elle-même, pas par votre plombier ni par cet article — ils doivent être vérifiés auprès de votre assureur ou de votre syndic au moment du sinistre.
Les délais à respecter
En cas de dégât des eaux, une déclaration doit généralement être faite à l’assurance dans un délai assez court après la découverte du sinistre. Ce délai varie selon les contrats et les assureurs — il est indiqué dans les conditions générales de votre police d’assurance habitation.
Le rôle du plombier dans ce type de situation
Avant toute question d’indemnisation, il faut d’abord que la fuite soit stoppée et que son origine soit clairement identifiée. Un diagnostic de fuite d’eau permet de déterminer précisément d’où vient le problème — élément indispensable pour que l’assurance puisse ensuite statuer sur la prise en charge.
Un rapport d’intervention détaillé, précisant la localisation exacte de la fuite et sa cause probable, est souvent demandé par les assurances pour instruire le dossier.
Ce qu’il faut retenir
Un dégât des eaux en copropriété implique souvent plusieurs acteurs : le copropriétaire concerné, le syndic, les assurances respectives. La question de qui paie dépend de l’origine exacte du sinistre et de son montant, encadrée par la convention IRSI pour les cas les plus courants. Un diagnostic technique précis reste la première étape indispensable, avant même de parler d’indemnisation.
Un dégât des eaux touchant votre logement ou une partie commune de votre immeuble ? Contactez-nous pour un diagnostic rapide et un rapport d’intervention détaillé.





