Perdre la marge sur une cuisine ou perdre le client : le calcul n’est pas toujours celui qu’on imagine
À Paris 13, un client nous a contactés pour un projet de rénovation de cuisine : une cuisine en kit qu’il avait lui-même achetée.
On aurait pu s’arrêter là : une dépose, un montage, quelques raccordements, et repartir. Mais le chantier a finalement pris une tout autre dimension.
En discutant du projet, le client nous a expliqué qu’il souhaitait ouvrir sa cuisine sur le séjour. Le problème, c’est que la cloison qui séparait les deux pièces n’était pas seulement une cloison : elle abritait le ballon d’eau chaude du logement.
Ouvrir une pièce, ce n’est pas juste abattre un mur
Sur le papier, la demande était simple : déposer une cloison pour agrandir l’espace. Dans les faits, ça voulait dire trouver une nouvelle place pour un chauffe-eau qui ne pouvait pas rester où il était.
Nous avons proposé de le déplacer dans le dressing voisin, là où se trouvait déjà un ancien lavabo. Ce choix n’était pas anodin : il permettait de profiter de l’alimentation en eau et de l’évacuation déjà présentes pour cet ancien lavabo, plutôt que de créer un nouveau réseau depuis zéro. Il a fallu reprendre le raccordement électrique, l’évacuation du groupe de sécurité, remettre l’appareil en service et contrôler l’ensemble de l’installation. Déplacer ou remplacer un chauffe-eau à Paris demande parfois de repenser une partie de l’installation, pas simplement de le débrancher et de le rebrancher.
Trois jours de travaux plus tard, l’ancienne cuisine avait disparu, la nouvelle était montée, la cloison n’existait plus, et le chauffe-eau tournait tranquillement depuis son nouvel emplacement.
Le client avait acheté la cuisine. Nous avons fait le reste.
Le client n’avait pas besoin qu’on lui vende un meuble ou un plan de travail. Il avait déjà choisi sa cuisine, comparé les prix, fait son choix.
Ce dont il avait besoin, c’était de quelqu’un capable de la poser correctement, mais aussi de résoudre le principal problème technique du projet : que faire du ballon d’eau chaude installé dans la cloison que l’on devait supprimer.
On aurait pu refuser le chantier parce que le matériel ne venait pas de nous. On aurait alors perdu la main-d’œuvre de trois jours de travaux, la dépose et le déplacement du chauffe-eau, ses nouveaux raccordements, et un client qui, aujourd’hui, sait qui appeler la prochaine fois qu’il a besoin d’un plombier.
Vendre le matériel n’est pas toujours le bon calcul
Ce qui aurait pu être refusé simplement parce que la cuisine avait été achetée ailleurs était finalement devenu un chantier de trois jours.
On pourrait penser qu’une entreprise a toujours intérêt à vendre elle-même ce qu’elle installe. Ce n’est pas si simple.
Acheter et revendre du matériel, ce n’est pas seulement une marge à empocher. C’est aussi une commande à passer, une avance de trésorerie, un transport à organiser, un stock à gérer, parfois une erreur de référence à corriger ou un retour à traiter. La marge réalisée sur un produit rémunère aussi tout ça. C’est aussi pour cette raison que nos tarifs distinguent clairement la fourniture du matériel et le travail réalisé.
Quand un client fournit déjà son matériel, on garde l’essentiel : la main-d’œuvre, l’expérience et la capacité à trouver une solution lorsque le chantier ne se résume pas à une simple pose.
Notre travail reste notre travail
Le fait que le client ait acheté lui-même son équipement ne transforme pas une pose en intervention « au rabais ». Nous restons responsables de la qualité du travail que nous réalisons. En revanche, lorsqu’un défaut provient du produit lui-même, il faut naturellement distinguer le matériel acheté par le client de notre prestation de pose.
Accepter le matériel du client, ce n’est pas accepter n’importe quoi
Ça ne veut pas dire qu’on pose tout ce qu’un client nous apporte sans discuter.
Le matériel doit être compatible avec l’installation existante. Il doit correspondre à ce que la configuration du logement permet réellement. Et s’il y a un vrai problème, sur la qualité, la sécurité ou l’adéquation avec le reste de l’installation, on le dit, même si le client a déjà payé pour ce matériel.
Sur ce chantier à Paris 13, la cuisine en kit ne posait aucun souci de ce genre. Le vrai sujet technique était ailleurs : ce mur, et ce chauffe-eau qu’il fallait déplacer en tenant compte de l’installation existante plutôt que d’improviser.
Une question de choix, pas de préférence
On ne préfère pas systématiquement que le client fournisse son matériel, ni l’inverse. On propose les deux, et c’est le client qui choisit selon ce qui l’arrange : fourniture et pose complètes de notre côté, ou pose seule sur du matériel qu’il a déjà acheté. Cette liberté laissée au client fait partie de notre manière de travailler, celle que nous présentons plus largement dans Qui sommes-nous.
Le choix du matériel n’est finalement qu’une partie du chantier. Notre rôle est surtout d’apporter une solution adaptée à l’installation existante, ce qui fait partie des engagements présentés dans Pourquoi choisir Plombier Paris.
Ce qui compte, au final, ce n’est pas d’où vient la cuisine, le mitigeur ou le chauffe-eau. C’est ce qu’on en fait une fois sur place.
Un projet avec votre propre matériel ?
Contactez-nous pour en discuter, que vous ayez déjà acheté votre équipement ou que vous souhaitiez qu’on s’en charge.
Nous préférons perdre une marge sur un produit que perdre un client pour avoir voulu absolument lui vendre ce qu’il avait déjà acheté.





