Parfois, réparer une fuite, c’est aussi faciliter la prochaine réparation
À Paris 20, nous sommes intervenus pour une fuite sous une baignoire.
Rien de très inhabituel jusque-là.
Mais une fois sur place, le problème était clair : la fuite se trouvait sur une canalisation en cuivre et la réparation nécessitait de réaliser des brasures. Or l’accès sous la baignoire était tellement étroit qu’il était impossible de travailler correctement.
Il fallait donc trouver une autre solution.
Le client envisageait de casser l’habillage maçonné de la baignoire pour permettre l’accès aux canalisations. Une solution possible, mais qui impliquait de démolir une partie de l’habillage, puis de devoir la refaire après la réparation.
Avant d’en arriver là, notre plombier a regardé la configuration du logement un peu plus largement.
Et la solution était finalement dans la pièce d’à côté.
La solution était dans le dressing
En observant les lieux, notre plombier s’est aperçu que le mur situé au fond de la baignoire séparait la salle d’eau du dressing de la chambre.
De l’autre côté de ce mur se trouvait le placard du dressing.
Et surtout, il y avait beaucoup plus de place.
L’idée a alors été de ne pas toucher à l’habillage maçonné de la baignoire et de créer à la place une grande trappe de visite dans le placard du dressing.
Une fois cette ouverture réalisée, la situation n’avait plus rien à voir.
Les canalisations situées sous la baignoire devenaient directement accessibles par l’arrière. Notre plombier disposait enfin de l’espace nécessaire pour intervenir sur le cuivre et réaliser les brasures dans de bonnes conditions.
La fuite a pu être réparée sans casser l’habillage maçonné de la baignoire.
Mais l’intérêt de cette solution ne s’arrête pas à la réparation du jour.
La grande trappe est restée en place.
Si quelqu’un doit intervenir de nouveau sous cette baignoire dans quelques années, il disposera immédiatement d’un accès large aux canalisations.
Notre plombier à Paris 20 n’a pas seulement réparé la fuite
Ce jour-là, notre plombier à Paris 20 était venu pour réparer une fuite d’eau.
Il aurait été possible de résoudre le problème en créant un accès par la salle d’eau et en cassant une partie de l’habillage de la baignoire.
Mais en regardant ce qu’il y avait derrière, une autre possibilité est apparue.
La réparation a été réalisée et, au lieu de laisser derrière elle un habillage à reconstruire, l’intervention a laissé un nouvel accès aux canalisations pour l’avenir.
C’est quelque chose auquel on pense forcément lorsqu’on fait ce métier depuis longtemps.
Nous aussi, lorsque nous arrivons chez un client, nous passons derrière quelqu’un.
On ouvre un coffrage, on démonte un meuble, on regarde sous une baignoire et on découvre le travail réalisé cinq, dix, vingt ou trente ans auparavant.
Et parfois, on a une bonne surprise.
Tout est logique. On comprend rapidement comment l’installation a été réalisée. Ce qui doit pouvoir être démonté peut l’être. Un accès a été prévu là où il peut être utile.
On se dit alors que celui qui est passé avant nous avait pensé un peu plus loin que le jour où il a terminé son travail.
Et puis il y a les autres fois.
Celles où l’élément dont on a justement besoin est derrière quelque chose d’inaccessible. Où quelques centimètres supplémentaires auraient changé toute l’intervention. Où l’on passe beaucoup de temps simplement à atteindre ce que l’on doit réparer.
Ce jour-là, à Paris 20, nous étions le prochain plombier de celui qui avait travaillé avant nous.
En créant cette trappe, nous sommes devenus à notre tour le précédent plombier de celui qui interviendra peut-être un jour après nous.
Tout ne peut pas rester accessible
Évidemment, une installation de plomberie ne peut pas être entièrement visible et démontable.
Il y a des canalisations dans les murs, dans les gaines, parfois dans les sols. Il y a les contraintes du logement, celles de la salle de bain, celles du mobilier et celles de l’esthétique.
On ne va pas transformer un appartement en local technique sous prétexte de faciliter un éventuel dépannage dans quinze ans.
Mais entre tout laisser apparent et tout enfermer définitivement, il y a souvent une marge de réflexion.
C’est aussi quelque chose auquel il est intéressant de penser lors d’une installation sanitaire : lorsqu’un élément peut raisonnablement avoir besoin d’être contrôlé, entretenu ou démonté un jour, et que la configuration permet de conserver un accès, autant y penser au moment des travaux.
La trappe créée dans le dressing à Paris 20 en est un bon exemple.
Elle n’a pas été créée pour faire joli sur une photo.
Elle a été créée parce qu’elle était utile.
Une trappe qu’on espère ne jamais rouvrir
Le meilleur scénario serait évidemment que personne n’ait jamais besoin de cette trappe.
Que la réparation tienne, que les canalisations restent en bon état et que l’accès reste tranquillement fermé pendant des années.
Mais si une nouvelle intervention devient nécessaire sous cette baignoire, le prochain plombier n’aura pas à se demander s’il faut casser l’habillage maçonné.
Il ouvrira le placard du dressing, retirera la trappe et accédera directement aux canalisations.
Il gagnera du temps.
Il pourra travailler dans de meilleures conditions.
Et il ne saura peut-être même pas qui a eu l’idée de créer cet accès des années auparavant.
Ce n’est pas très important.
Penser à aujourd’hui sans oublier demain
Lors d’un dépannage, on travaille évidemment d’abord pour résoudre le problème du client qui est devant nous.
Lors d’une rénovation de salle de bain, la réflexion va encore plus loin puisque certaines installations que nous réalisons aujourd’hui resteront en place pendant de nombreuses années.
On ne peut pas prévoir toutes les pannes.
On ne peut pas rendre toute la plomberie accessible.
Et on ne sait certainement pas qui interviendra sur cette installation dans dix ou vingt ans.
Mais lorsqu’une solution simple et raisonnable permet d’éviter une démolition aujourd’hui et de faciliter une éventuelle intervention demain, autant y penser.
On ne sait pas qui sera le prochain plombier.
Ce sera peut-être nous.
Ce sera peut-être quelqu’un d’autre.





