Le chauffe-eau était neuf, mais le problème était ailleurs

Une consommation électrique importante fait naturellement penser à un chauffe-eau vieillissant ou défectueux. Mais que faut-il penser lorsque l’appareil vient justement d’être remplacé et que le problème persiste ?

C’est la situation que nous avons rencontrée rue de l’Espérance, dans le 13e arrondissement de Paris, dans un appartement aménagé dans une ancienne charbonnerie.

Le client constatait une consommation électrique particulièrement élevée qu’il associait à son ballon d’eau chaude. Pourtant, le chauffe-eau avait déjà été remplacé.

Avant d’envisager de changer une nouvelle fois l’appareil, nous avons préféré vérifier son installation.

Et le problème est rapidement devenu évident.

Rue de l’Espérance : commencer par regarder autour du chauffe-eau

Cette intervention fait partie des situations que nous pouvons rencontrer lors de nos interventions de plomberie dans le 13e arrondissement de Paris.

L’appartement avait une configuration particulière puisqu’il avait été aménagé dans une ancienne charbonnerie. Comme cela arrive lorsqu’un local change complètement d’usage, les équipements sanitaires avaient dû trouver leur place dans une configuration qui n’avait pas été prévue à l’origine pour un logement.

Le chauffe-eau électrique se trouvait dans un petit local situé dans la cour.

Ce choix permettait certes de ne pas encombrer l’appartement, mais la distance avec les équipements sanitaires était considérable.

Nous avons mesuré environ 18 mètres linéaires entre le ballon d’eau chaude et le premier point d’eau.

Et ce n’était pas la seule chose qui nous a interpellés.

18 mètres de canalisation d’eau chaude sans calorifugeage

La canalisation parcourant cette distance n’était pas calorifugée.

L’eau chauffée par le ballon devait donc parcourir environ 18 mètres dans une tuyauterie non isolée avant même d’atteindre le premier point de puisage.

À chaque utilisation, une partie de l’eau restée dans cette longue canalisation avait également le temps de refroidir entre deux puisages.

Le chauffe-eau était récent. Son remplacement n’avait donc pas traité la configuration qui nous paraissait la plus problématique : un ballon très éloigné des points d’eau et une longue distribution d’eau chaude dépourvue d’isolation.

C’est une distinction importante. Le remplacement d’un chauffe-eau ou d’un ballon d’eau chaude peut être nécessaire lorsque l’appareil lui-même est défaillant, mais changer le matériel ne corrige pas automatiquement les défauts de l’installation qui l’entoure.

Dans ce cas précis, remplacer une nouvelle fois le ballon n’aurait donc pas été notre première réponse.

Nous avons préféré chercher un meilleur emplacement.

Rapprocher le ballon plutôt que le remplacer encore une fois

Il fallait trouver une solution qui permette de rapprocher considérablement la production d’eau chaude des points de puisage sans sacrifier inutilement de place dans l’appartement.

Les WC offraient cette possibilité.

Nous avons décidé d’y installer le chauffe-eau en hauteur, au plus près du plafond, afin que sa présence reste aussi discrète que possible et que l’espace au sol demeure disponible.

Ce déplacement nécessitait naturellement d’adapter légèrement la distribution existante.

C’est précisément le type de situation dans lequel l’installation et la modification des équipements sanitaires doivent être pensées en fonction du logement et pas uniquement de l’emplacement le plus facile pour poser l’appareil.

Nous avons donc déplacé le ballon, adapté légèrement la distribution et considérablement réduit la distance séparant la production d’eau chaude de son utilisation.

Le comportement du chauffe-eau change immédiatement

Une fois le nouvel emplacement terminé et l’installation remise en service, nous avons surveillé le fonctionnement du ballon.

La différence a été immédiatement visible.

Avant notre intervention, nous avions constaté que la chauffe semblait fonctionner pratiquement en continu.

Après le déplacement du ballon et la modification de la distribution, le thermostat coupait régulièrement, environ toutes les deux minutes pendant la période où nous avons observé son fonctionnement.

Ce constat effectué sur place ne constitue évidemment pas une mesure de la consommation annuelle du logement. Il serait donc incorrect d’en déduire un pourcentage précis d’économie d’électricité.

En revanche, la différence de fonctionnement avant et après modification était suffisamment nette pour confirmer l’intérêt de regarder l’installation dans son ensemble plutôt que de remplacer une nouvelle fois le chauffe-eau.

Une configuration qui dépend beaucoup de l’histoire du logement

La rue de l’Espérance se trouve dans un secteur où l’on rencontre des bâtiments et des locaux ayant connu des transformations très différentes.

Un ancien commerce, un atelier, une loge ou un local peut être transformé en habitation. Il faut alors créer ou déplacer les alimentations, les évacuations et les équipements sanitaires en fonction d’une configuration qui n’avait pas nécessairement été conçue pour cet usage.

Cette problématique ne s’arrête évidemment pas aux limites du 13e arrondissement.

En remontant vers le nord, les secteurs proches du 5e arrondissement, notamment autour des Gobelins et du Jardin des Plantes, assurent une continuité naturelle avec le 13e. Les configurations rencontrées lors de nos interventions de plomberie à Paris Centre et dans le 5e peuvent également être très différentes d’un bâtiment à l’autre.

L’objectif n’est pas de considérer systématiquement qu’une installation existante est mauvaise parce qu’elle a été modifiée. Il faut simplement vérifier que les choix réalisés restent cohérents avec l’utilisation actuelle du logement.

De Paris 13 à Paris 12 : quelques rues peuvent séparer des installations très différentes

À l’est du 13e, la continuité avec Paris 12 est également immédiate.

D’un secteur à l’autre, une installation peut avoir été conçue dès l’origine pour le logement actuel, tandis qu’une autre aura connu plusieurs modifications : déplacement d’une cuisine, création d’une salle d’eau, ajout d’un WC ou changement d’emplacement du ballon.

C’est pourquoi nous retrouvons cette même logique de vérification lors de nos interventions de plomberie dans le 12e arrondissement : comprendre d’abord la configuration existante avant de décider quels travaux sont réellement nécessaires.

 

Dans le cas de la rue de l’Espérance, cette vérification a justement évité de considérer le chauffe-eau récent comme le seul responsable simplement parce que la consommation électrique était élevée.

Au sud du 13e, la continuité avec Ivry-sur-Seine

Le même raisonnement vaut en descendant vers la porte d’Ivry et la porte de Choisy.

Le passage entre le sud du 13e et Ivry-sur-Seine est particulièrement naturel dans nos déplacements. Là encore, les configurations des logements et des réseaux sanitaires peuvent être très différentes selon les bâtiments et les transformations réalisées au fil du temps.

Lors de nos interventions de plomberie à Ivry-sur-Seine, la vérification de l’installation existante reste donc aussi importante que le diagnostic de l’appareil concerné.

Cette proximité géographique explique aussi pourquoi Paris 13, Paris 12, Paris Centre et Ivry constituent des secteurs naturellement liés dans nos interventions, sans qu’il soit nécessaire de créer artificiellement des rapprochements entre des zones sans rapport entre elles.

Remplacer un appareil ne suffit pas toujours à régler le problème

L’intervention rue de l’Espérance résume finalement assez bien une situation que l’on peut rencontrer en plomberie.

Le client avait un problème réel : une consommation électrique très importante associée au fonctionnement de son chauffe-eau.

Le ballon avait été remplacé.

Pourtant, le problème persistait.

En regardant uniquement l’appareil, il aurait été tentant de rechercher une nouvelle défaillance du chauffe-eau.

En regardant l’installation dans son ensemble, nous avons découvert une configuration beaucoup plus significative : le ballon se trouvait dans un local extérieur, à environ 18 mètres du premier point d’eau, avec une distribution d’eau chaude non calorifugée.

Nous n’avons donc pas remplacé une nouvelle fois le matériel.

Nous avons rapproché le chauffe-eau des points de puisage, trouvé un emplacement discret en hauteur dans les WC et légèrement modifié la distribution.

Le changement de fonctionnement a été immédiatement observable.

Cette intervention rappelle une chose assez simple : lorsqu’un équipement a déjà été remplacé et que le problème persiste, il faut parfois arrêter de regarder l’appareil et commencer à regarder ce qu’il y a autour.

Et rue de l’Espérance, le chauffe-eau était effectivement neuf.

Le problème était ailleurs.

 

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